La production littéraire féminine rdcongolaise. Une vue panoramique. Nele Marian et Emilie Mayabu
Mots-clés :
diaspora, négrophobie, néologismes, idéologie, paritéRésumé
Notre étude porte sur deux écrivaines congolaises : Nele Marian, d’abord, une métisse qui s’adresse aux Blancs colonisateurs des Noirs, dénonçant avec courage, dans ses Poèmes et Chansons, leur racisme, leurs méfaits. Emilie Mayabu, ensuite, une Noire qui, dans son roman Le jour de la femme, s’adresse aux Noires pour leur faire prendre conscience de l’arme du « 8 mars » qu’elles ne savent pas utiliser, distraites par les hommes.
Il appartient à d’autres congolaises critiques, écrivaines, voire lectrices, de s’intéresser à l’écriture féminine congolaise en vue de la faire connaître à l’échelle nationale et internationale.
Références
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Notes
(1)Badibanga, L’éléphant qui marche sur les œufs, Bruxelles,
L’Eglantine, 1931.
(2) http://kaowarsom.be/documents/bom/tome-VIII/Jadot-joseph-
marie-camille
(3) Antoine Musuasua Musuasua, Les discours politiques, de Lumumba
à Laurent-Désiré Kabila, mémoire de D.E.S., Département des
Lettres et civilisation françaises, UNIKIN, 2008-2009, inédit, passim.
(4) Georges Ngal, Langues, un guide des idées littéraires, Paris,
Hachette Education, Lubumbashi, Editions du Mont Noir, 1973, p.43.
(5) Silvia Riva, Nouvelle histoire de la littérature du Congo-Kinshasa, Paris,
L’Harmattan, 2000, p.31.
(6) Bertin Makolo Muswaswa
(7) Bertin Makolo Muswaswa
(8) Silvia Riva, op. cit., p.34.
(9) Ibidem, p.319
(10) Ibidem, p. 319.
(11) Silvia Riva, op. cit., p.31.
(12)Antoine Tshitungu Kongolo, « Une lecture des Poèmes et Chansons de
Nele Marian », dans M. Quaghebeur et alii, Papier blanc encre noire.
Cent ans de culture francophone en Afrique centrale (Zaïre, Rwanda,
Buundi), Bruxelles, Labor, 1992, vol.I, pp.173-174.
(13) Nele Marian, Poèmes et Chansons, Bruxelles, Editions Expansion
coloniale, 1935, p.8.
(14) Ibidem, p. 15.
(15) Nele Marian, op. cit., pp.11-12.
(16) Antoine Tshitungu Kongolo, op. cit., p.11.
(17) Silvia Riva, op. cit., p.25.
(18) « Ba ngulu », nom commun masculin, mot lingala. Au singulier,
« ngulu » et au pluriel « ba ngulu ». Le Dictionnaire Lingala (R. Van
Everbroeck, 1985) donne, en français : cochon, porc domestique.
D’après le dictionnaire Wikipedia, un cochon est un mammifère domes-
tique, ongulé. Il est élevé pour l’alimentation. Ba ngulu, dans l’argot
kinois, signifie tous ces jeunes congolais et surtout kinois, qui se rendent
clandestinement à ‘étranger sous prétexte qu’ils accompagnent les musi-
ciens congolais qui vont y donner leurs spectacles. Après les productions
musicales, les « ngulu » y demeurent tandis que les musiciens regagnent
Kinshasa. Ces jeunes, entrés en cachette, s’y retrouvent des « sans abris »,
des « immigrés ». C’est ainsi que ces émigrés, s’exportant vers l’étranger,
sont maltraités, tués même, par des Libyens, des Américains, des Euro-
péens, des Asiatiques, etc. Ces derniers les considèrent comme des cochons,
des « ngulu », et non comme des êtres humains, juste comme les décrits
Emilie Mayabu dans son œuvre Ba ngulu.
(19) Emilie Mayabu, Le jour de la femme, Kinshasa, Editions MédiasPaul,
2014, pp.48-49.
(20) Emilie Mayabu, op. cit., p. 48.
(21) V.Y. Mudimbe, Le Bel Immonde, Paris, Présence Africaine, 1976, p.5.
(22) Emilie Mayabu, op. cit., p. 49.
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